Archives pour juin 2007

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Les avatars de l’identité

Samedi, 23 juin, 2007

Le concept d’identité a connu une profonde métamorphose depuis la Révolution industrielle. Autrefois, l’individu était défini par l’environnement physique qui le déterminait, et par l’appartenance ou l’adhésion à un groupe limité de communautés et d’institutions : famille, classe d’âge, village, école, église, nation, métier, syndicat ou parti. Ils formaient le cadre dans lequel étaient satisfaits l’ensemble des besoins de la personne.

Puis, avec l’émergence d’une conception de plus en plus économique de l’histoire et de la culture ainsi qu’avec l’éclatement des cadres traditionnels, la notion d’identité s’est progressivement construite autour de l’activité professionnelle. L’entreprise est devenue le principal pourvoyeur d’identité et de besoins sociaux.

Et vint la vie en réseau…

Le développement des réseaux sociaux et de la vie associative dont l’efficacité s’accroît avec le numérique font subir un nouvel avatar à l’identité sociale et culturelle. L’anonymat des espaces relationnels du cyberespace la rend plus flexible.

Pourquoi accepter les contraintes d’une identité unique, et la nécessité d’une vigilance pour maintenir la cohésion entre différents aspects parfois contradictoires de l’identité, lorsqu’il est si simple d’en individualiser quelques facettes en quelques clics ?

Et plus encore, à l’heure des CV anonymes et de l’embauche via SecondLife, comment ne pas entrevoir les avantages d’un entretien avec un avatar libéré des références à l’âge, à l’apparence physique ou à l’origine ethnique ?

L’identité ne se trahit alors que par des indices tels le niveau de langue ou la culture, c’est-à-dire par ce que nous sommes réellement.

Serions-nous passés en un siècle d’une identité définie exclusivement de l’extérieur à une démultiplication d’identités déclinées selon les contextes et les stratégies poursuivies par l’utilisateur : d’ordre professionnel, personnel, administratif ou ludique ? Read the rest of this entry ?

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Qui a dit qu’il fallait parler l’anglais ?

Vendredi, 22 juin, 2007

Jeudi; un peu de temps pour moi entre deux rendez-vous, entre deux réunions, entre deux conversations, entre deux corvées, etc.

Envie de voir de nouveaux visages, de nouveaux pays… envie de voyager sans bagage, de flâner sans contrainte, de planer sans crainte… envie de créer, de bricoler, de m’amuser ! C’est décidé, j’y vais…

Pas déçue… ; nouvelles silhouettes, nouveaux paysages, ambiance plutôt calme, couleurs apaisantes, ciel d’azur, et de l’espace, plein d’espace enfin ; alors, je me mets à rêver…

Je créerai mon personnage (AV : avatar) ; client (programme exécutable installé sur l’ordinateur et permettant de se connecter à la plateforme Second Life) je deviendrai résident (nom donné aux utilisateurs de Second Life) ; j’achèterai une parcelle (surface de terrain ; un terrain peut être découpé en plusieurs parcelles) ou même une île gardée par un gentil concierge (équipe de Linden Lab chargée d’aider spécifiquement les propriétaires d’îles privées).

Bien sur, j’éviterai les régions matures (zone avec du contenu pouvant choquer (violence, sexe, sang, etc.) ; je rejoindrai un mentor (groupe de joueurs créé par les Lindens dont les membres aident les nouveaux arrivants) ; je rencontrerai peut-être des fantômes (phamtom : propriété d’un objet ; cet objet n’a pas de collision, on peut passer à travers librement), des elfes ou même des fées ; je définirai un script (objet de l’inventaire contenant un code ; il contrôle le comportement) et ainsi l’apparence de mes primitives (un cube ou une forme quelconque ; un objet complexe -table ou chaise – est composé de plusieurs primitives) avec des textures (images recouvrant les faces d’une primitive) sublimes…

Vivement demain… entre deux rendez-vous !

pamplemousse

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Du virtuel au réel : l’économie sur Second Life

Lundi, 18 juin, 2007

La connexion de Second Life avec le monde réel est bien tangible. Elle se concrétise par la monnaie : le Linden dollar, monnaie propre à Second Life, convertible en dollar US.

Bureaux et opérations de change y sont nombreux : plus de 500 000 dollars sont convertis chaque jour en Linden dollars, qui permettent l’achat de biens et services sur Second Life. On peut utiliser cet argent pour se loger, sortir déjeuner avec un copain virtuel… ou encore acheter des biens réels. 3000 sociétés sont déjà présentes dans ce monde virtuel.

Pas de paliers de progression dans Second Life, contrairement à ce que l’on rencontre d’ordinaire dans les jeux, ce qui incite les joueurs à considérer la création et l’accumulation de richesses ainsi que la consommation comme des buts en soi.

Quant aux fondateurs de Second Life, ils se rémunèrent sur la vente de terrain et sur les droits de douane prélevés lors du passage entre deux territoires ainsi que sur les transactions monétaires.

L’économie sur Second Life est néanmoins bien fragile.

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